Notre vision et nos enjeux
Nos enjeux spécifiques
Notre démarche et notre performance
Le dialogue établi avec nos différentes parties prenantes s’est renforcé en 2009. Il a permis à Vivendi de débattre de l’empreinte particulière du groupe en matière de développement durable et de progresser dans l’évaluation de sa démarche.
En choisissant de promouvoir la diversité culturelle et le dialogue interculturel au niveau mondial, Vivendi contribue à stimuler la créativité et l’innovation qui, elles-mêmes, favorisent la compétitivité ainsi que le développement économique et social.
Les indicateurs liés à nos enjeux spécifiques visent à mieux mesurer le progrès en matière de savoir, de bien-être ou de lien social favorisé par l’offre de contenus et de services de nos différents métiers. Il s’agit de contribuer à cet effort, mené aux niveaux européen et international, de mieux évaluer le rôle joué par la culture et les nouvelles technologies de l’information et de la communication dans une société de l’innovation et de la connaissance (voir le témoignage de Christian de Boissieu).
Le partage d’expériences avec la société civile
Dans cette quête de l’innovation accélérée par la révolution numérique, il est très important de nourrir un échange solide et régulier avec les différents acteurs de la société civile pour disposer des éclairages et expertises les plus riches et les plus divers.
Vivendi, partenaire du programme « Safer Internet » de la Commission européenne, soutient la constitution d’un panel de jeunes Européens, âgés de 14 à 17 ans, qui est régulièrement consulté par différentes instances européennes et, notamment, par la Commission (voir focus ci-dessus). Ce panel s’est réuni à Luxembourg en octobre 2009. C’est la première fois que, dans le cadre du programme « Safer Internet », un panel aussi représentatif composé de 54 jeunes venant des 27 États membres s’exprime sur ses attentes concernant les usages des nouvelles technologies.
Vivendi a participé à plusieurs débats pour présenter sa politique de développement durable comme à New York University (NYU) devant les étudiants du département « Média, Culture et Communication », à l’occasion de rendez-vous professionnels tels que l’université d’été du MEDEF ou le Forum d’Avignon, ou encore lors de rencontres internationales comme le Women’s Forum Global Meeting.
L’échange avec la communauté financière et extra-financière
En 2009, la Direction du développement durable, en collaboration avec la Direction des relations investisseurs, a présenté la politique de développement durable, ses résultats et ses perspectives à 53 investisseurs, représentant 40 fonds d’investissement. Plus de 20 rencontres ont ainsi été organisées à Paris, Londres et Francfort.
Notamment adressée à l’attention des analystes ISR (investissement socialement responsable), cette communication est de plus en plus partagée par les analystes financiers qui intègrent dans leur approche la grille des opportunités et risques mis en exergue par la démarche de développement durable (voir le témoignage d’Isabelle Cabie).
Cette évolution se manifeste également par le nombre d’investisseurs impliqués. Depuis 2006, année au cours de laquelle Vivendi a organisé ses premiers « roadshows » dédiés à sa politique de développement durable, le nombre d’investisseurs rencontrés a ainsi été multiplié par plus de cinq en quatre ans. Par ailleurs, Vivendi poursuit ses échanges avec plusieurs agences de notation extra-financière, ce qui contribue à mieux connaître notre positionnement sectoriel et à mieux analyser les progrès à réaliser.
Le réseau sectoriel
Compte tenu de son empreinte, Vivendi s’est engagé dans la nécessaire mais délicate tâche d’élaborer des indicateurs liés à ses enjeux spécifiques.
Cette démarche, menée depuis plusieurs années, a permis à Vivendi de faire partie des contributeurs et fondateurs du groupe de travail sectoriel médias mis en place par la Global Reporting Initiative (GRI) (voir le témoignage de Katherine Miles). La GRI a pour mission de définir des lignes directrices pour guider les organisations à rendre compte de leurs performances économiques, sociales et environnementales. Ces lignes directrices répondent notamment aux dix principes du Pacte mondial des Nations unies et se déclinent par secteur professionnel. Le groupe sectoriel média de la GRI comprend plusieurs entreprises et ONG internationales et s’est réuni pour la première fois en décembre 2009.
La sensibilisation des salariés
Les sessions du Comité de développement durable ont réuni, en 2009, les salariés du siège et des métiers pour échanger et débattre de plusieurs thèmes, parmi lesquels l’intégration des personnes handicapées dans l’entreprise, les risques psychosociaux, les impacts environnementaux des usages numériques et la protection des données personnelles des jeunes internautes.
En 2009, la Direction du développement durable, en liaison avec la Direction des ressources humaines, a organisé une journée de formation à l’attention des partenaires sociaux. Cette journée a été l’occasion de riches échanges entre des intervenants extérieurs représentant des organisations financières et extra-financières et des intervenants du groupe, permettant ainsi de mieux comprendre les enjeux du développement durable d’un groupe international.
La première édition du Séminaire développement durable Vivendi a réuni, les 14 et 15 janvier 2010, à Paris, 70 participants et intervenants représentant la société civile et les métiers du groupe dans le monde.
Ce Séminaire a été l’occasion pour les dirigeants de Vivendi de rappeler les principaux axes de la politique de développement durable du groupe, puis d’écouter les parties prenantes – investisseurs, agences de notation, experts, universitaires, représentants d’ONG – exprimer leurs analyses et leurs attentes. Par ailleurs, les filiales ont apporté leurs témoignages, illustrant ainsi l’intégration des enjeux de développement durable dans leur activité.
Une part importante des débats a été consacrée aux enjeux spécifiques reconnus comme stratégiques par les parties prenantes et bien maîtrisés au niveau du groupe. Au cours de ce Séminaire, les représentants de la communauté financière et des agences de notation extra-financière ont, en effet, bien souligné que la prise en compte des enjeux spécifiques dans la stratégie du groupe positionnait Vivendi comme leader en matière de développement durable dans son secteur d’activité.
D’autres enjeux de développement durable, tels que la gestion du capital humain, la protection des données personnelles ou le respect des droits humains dans les relations fournisseurs, ont également été traités au cours de ces journées.
Les prochaines étapes pour maintenir et améliorer le positionnement de Vivendi ont été rappelées :
- progresser dans le reporting extra-financier en renforçant les indicateurs relatifs aux enjeux spécifiques ;
- mieux mesurer et évaluer la contribution du groupe au développement local du fait de la conquête de nouveaux marchés dans les pays émergents ;
- optimiser l’échange d’informations au sein du groupe.
(Photo)J-B. Lévy, Pascale Thumerelle, Michel Serres
© Jean-François Deroubaix/Gamma/Eyedea